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Interviews
John Lelangue (Phonak) : « Nous ne voulions pas tuer la course »
Le manager de Phonak tire les leçons de l’étape de l’Alpe d’Huez, où son coureur Floyd Landis a repris le maillot jaune…
« Je reste persuadĂ© que le fait d’avoir laissĂ© le maillot jaune Ă Pereiro Ă©tait la bonne dĂ©cision.
Je retiens de l’étape du jour que nous avons une équipe forte. Axel a réussi à se placer dans l’échappée, et nous avions encore quatre autres coureurs autour de Floyd au pied de l’Alpe d’Huez. Cela lui a permis de souffler et de se reposer sur Axel au moment où Menchov commençait à se replacer dans la montée.
Nous ne voulions pas tuer la course parce que nous ne voulions pas nous tuer nous-même. Les efforts qu’il aurait fallu faire pour creuser de très gros écarts auraient pu être néfastes dans l’optique de l’étape de demain.
Floyd aurait bien voulu aller chercher la victoire d’étape, mais les Ă©chappĂ©s Ă©taient trop loin, il ne fallait pas prendre de risques. »
Floyd Landis : “Mon boulot, c’était de suivre Kloden”
Floyd Landis a récupéré le maillot jaune en se contentant de suivre les accelerations de son rival chez T-Mobile, Andreas Kloden…
« Nous voulions ĂŞtre prudents sur cette Ă©tape, parce que nous n’avons pas Ă contrĂ´ler la course pendant toute la course. C’était une bonne dĂ©cision de laisser Pereiro prendre le maillot jaune l’autre jour. Ce n’est pas de chance qu’il n’ait pas pu le conserver, car il a travaillĂ© dur et cela ne me gĂŞnait pas de lui laisser un jour de plus.
Le fait que Kloden ait été très fort a joué en ma faveur, puisqu’il a fait la plus grosse partie du travail. Je ne pense pas que je retenterai de laisser le maillot jaune à quelqu’un d’autre maintenant, cela dépend des circonstances. Je suis plutôt confiant dans mes capacités en contre-la-montre, mais il vaut quand même mieux être prudent.
Mon travail aujourd’hui, c’était juste de suivre Kloden. C’est mon intĂ©rĂŞt maintenant de surveiller mes rivaux et de maintenir les Ă©carts tels qu’ils sont. »
Frank Schleck : "Quand tu te sens bien, tu ne peux pas gagner"
Franck Schleck a réussi à trouver l’énergie nécessaire pour distancer Cunego dans les deux derniers kilomètres, après une longue échappée à travers les Alpes…
« Je ne me sens jamais bien sur une course, je souffre toujours. Quand tu te sens bien, tu ne peux pas gagner. C’est une règle que j’ai apprise depuis des annĂ©es. Je n’étais pas sensĂ© aller dans l’échappĂ©e ce matin, et maintenant je me retrouve lĂ , vainqueur d’une Ă©tape sur le Tour de France. Il faut que je remercie mes coĂ©quipiers qui m’ont soutenu Ă 100 % pendant toute la journĂ©e. Je n’aurais jamais pu faire cela sans Jens (Voigt) et David (Zabriskie).
C’est fou de gagner à l’Alpe d’Huez. Je ne pouvais pas le croire avant d’avoir franchi la ligne. J’ai besoin d’un peu de temps pour réaliser.
Nous avons dĂ©marrĂ© très fort au pied de l’ascension, et dans le final j’ai rĂ©ussi Ă trouver la force d’accĂ©lĂ©rer pour lâcher Cunego. »
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