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Interviews
JĂ©rĂ´me Pineau : « Je n’ai pas travaillĂ© pour rien »
Echappé en tête de course pendant la majeure partie de la journée, Jérôme Pineau est allé disputer les points de la montagne à Etxebarria sur les ascensions du jour. Il termine la journée en tête du classement des grimpeurs.
« Ce n’est pas vraiment une surprise que cette Ă©chappĂ©e ait aussi bien marchĂ©, bien que nous ne soyons pas allĂ©s au bout. Si l’on regarde bien la composition du groupe, il n’y avait pas de souci Ă se faire. Avec Voigt, mais aussi Arrieta qui Ă©tait en grande forme, et Etxebarria, je savais que nous avions des chances d’aller loin. Ce sont des coureurs d’expĂ©rience et qui ont surtout beaucoup de force.
Personnellement, l’objectif c’était d’aller prendre le maillot Ă pois et cela a très bien marchĂ©. Je sais très bien qu’il n’y a pas grand-chose Ă espĂ©rer sur ce genre d’étapes, donc c’est un plaisir de finir la journĂ©e avec les pois sur les Ă©paules. Je me dis que je ne me suis pas donnĂ© autant de peine pour rien »
Jose Luis Arrieta : « Il fallait tout tenter »
Le coureur espagnol de la formation AG2R Prevoyance a participĂ© Ă l’Ă©chappĂ©e du jour, puis a tentĂ© sa chance en solitaire Ă la fin de l’Ă©tape. Il est rĂ©compensĂ© par le prix de la combativitĂ©.
« J’y ai vraiment cru jusqu’au bout. Je savais que ce serait difficile, mais nous avions un bon groupe. Quand de bons rouleurs se relayent correctement, cela fonctionne bien. Mais le peloton prenait garde Ă ne pas nous perdre de vue, et il n’y avait pas moyen de faire grandir l’écart au-delĂ de cinq minutes. Au moment d’attaquer en solitaire, je me suis dit qu’il fallait tout tenter. S’il n’y avait pas eu le Cauberg, j’aurais peut-ĂŞtre pu rĂ©sister jusqu’au bout, mais le final est ce qu’il est ».
Tom Boonen : « Le Cauberg est un terrain pour moi »
Tom Boonen rĂŞvait de porter le maillot jaune pour traverser la Belgique. Ce sera chose faite demain, bien qu’il n’ait pas remportĂ© l’Ă©tape du jour. La faute, entre autres, Ă une crevaison dans le finish.
"J’ai eu une crevaison à moins de cinq kilomètres de l’arrivée et j’ai donc roulé pendant tout le final avec très peu de pression dans ma roue avant. A partir de là , je n’avais plus qu’à rester sur ma selle et essayer que cela tienne. C’était très stressant.
Le maillot de champion du monde est certainement plus beau que ce maillot jaune, mais je suis venu ici pour celui-lĂ .
Si certains doutent de moi parce que je n’ai pas réussi à m’imposer sur une des deux premières étapes, ils doivent douter de beaucoup de monde. Mais c’est vrai que j’ai remporté 17 courses cette année, il y a donc une grande attente.
Le Cauberg est vraiment un terrain pour moi. Je suis sĂ»r que sans cette crevaison, j’aurais pu rester avec Kessler et Gilbert. Je pensais que Boogerd irait plus loin, et il a stoppĂ© son effort Ă 1 km. Alors j’ai accĂ©lĂ©rĂ© en espĂ©rant que d’autres me suivraient. Ballan est arrivĂ©, alors je me suis sagement mis dans sa roue en attendant la ligne »
Mathias Kessler : « Nous nous adaptons aux situations »
L’Allemand, qui est passĂ© très près de la victoire hier, a rĂ©ussi Ă s’imposer en puissance dans la montĂ©e du Cauberg, puis a rĂ©sistĂ© au retour du peloton. Il signe sa première victoire d’Ă©tape sur le Tour de France.
"Le parcours était très exigeant aujourd’hui et il a été rendu encore plus difficile par les incidents de course. J’ai été pris dans une chute dans le peloton et je crois que Kloden a aussi été impliqué dedans. Mais l’étape s’est vraiment bien terminée pour une équipe sans capitaine. Je suis content que nous réussissions à nous adapter aux situations, car je suis arrivé motivé à 100 %, et tout s’est compliqué avec le retrait de Jan. C’est important de continuer à profiter de l’état de forme que nous avons. Maintenant nous allons essayer de gagner d’autres étapes."
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