
A l'occasion du concert du Tour de France, Ben Ricour, Vegastar et Astonvilla ont arpenté la scène du Tour installée sur la place de la Fontaine Chaude de Dax.
Plus de 5 000 personnes sont venues participer à cette grande fête gratuite jusqu'à minuit.
A l'année prochaine dans une nouvelle ville étape…
 
 
 

Astonvilla est un groupe de rock formé en 1994 dans la banlieue sud-est de Paris. Le groupe est emmené par Fred, chanteur charismatique à la voix originale et pénétrante. Leur 1er album « éponyme » s'enregistre rapidement en 1996, suivi du second, « Extraversion » en 1999. Le groupe développe une vision du monde sombre et dense. L'utilisation radicale des guitares et des programmations crée un son puissant et tendu.
En 2001, l’enregistrement de « live acoustic » provoque le grand déclic (plus de 70 000 albums vendus). Enregistré et mixé à Paris par Dominique Blanc-Francard (Bashung, Gainsbourg, etc.), « live acoustic » révèle des chansons lumineuses. Les titres « Raisonne » et « Si les Anges » deviennent très vite des tubes radio incontournables. Le public leur offre la consécration en votant pour leur décerner le titre d'« Artiste découverte de l'année » lors des dernières Victoires de la Musique (équivalent français des Grammy Awards). Leur discours polémique, dénonçant la conception des artistes « Kleenex » que peuvent avoir certaines maisons de disques, a claqué comme un manifeste devant le parterre choisi présent à l'émission.
L'album « Strange » produit par Frank Pilant et Renaud Létang, et marqué par le départ de Doc Muller et Nico Muller ne permet pas au groupe de confirmer le résultat de l'album Live. (45000 ex.) et s'ensuit le premier long silence radio d'astonvilla sur scène comme sur les ondes. Astonvilla se cherche et se redéfinit jusqu'à l'arrivée de« De jour comme de nuit » réalisé par Daniel Presley (aussi connu pour ses collaborations avec Luke, Cali, Black Rebel Motorcycle Club, The Breeders...) dont le regard et le travail soulignent la maturité et la personnalité du groupe.
En révélant l 'énergie électrique d' Astonvilla avec simplicité et décontraction, Daniel Presley réveille l'authenticité du groupe palpable sur« live acoustic » mais cette fois en version rock électrique. Sur disque et sur scène : Fred (Chant), Djib (Basse), Greg Baudrier (Batterie) et Manu Baroux (Guitare).
On retrouve les points forts du groupe : des compositions imparables et des textes qui réussissent à faire sonner, résonner vraiment le français sur une musique résolument rock.
Avec dans cet album une maturité plus grande dans l'écriture. Fred s'affirme comme une des voix incontournables du rock français, explorant des registres nouveaux (« ma blonde », « Italy », « de jour comme de nuit »). Le son Astonvilla s'impose dans cet album comme un roc, une évidence. Il s'est créé soir après soir, pendant 10 ans d'existence et plus de 800 concerts, que ce soit dans les bars parisiens au début ou dans les plus grandes salles françaises par la suite. Astonvilla sur scène, c'est aussi autour d'eux l'équipe soudée de Zamora Productions, à leurs côtés depuis le début. Une tournée de 200 dates est en préparation à partir de novembre 2005 avec l'Elysée-Montmartre à Paris le 29 novembre, et l'Olympia en mars 2006.

On peut d'ores et déjà mesurer le chemin parcouru depuis mai 2003 lorsque Franklin (chant, ex-Noisy Fate), Jey (guitare, ex-Brent), Vincent (bassiste, ex-Brent), Jocelyn (batteur, ex-Human Beat Box) et Fabien (guitariste, ex Human Beat Box) forment le line-up définitif du groupe VEGASTAR. C'est leur participation aux 30 dates du Rock Tour 2004, en compagnie de Pleymo, qui va les imposer sur la nouvelle scène rock française, se révèlant chaque soir à des fans de plus en plus nombreux, attirés par le bouche à oreille. Les choses deviennent encore plus sérieuses avec le concert de l'Olympia du 7 février 2004.
Le groupe annonce leur entrée dans la Team Nowhere, le fameux collectif parisien qui s'est avec le temps imposé comme un véritable label de qualité et en profite également pour lancer leur première réalisation, un EP 5 titres autoproduit. Distribué sur les quinze dernières dates, il se vend rapidement à quelques 3000 exemplaires. L'effet de la tournée est immédiat : la presse spécialisée relaye le phénomène, les sites de fans s'organisent et le groupe The Rasmus leur offre la première partie de leur concert à l'Elysée-Montmartre à Paris en avril.
Le moment est alors venu de préparer leur premier album. Fidèles à eux-mêmes, ils ne se refusent rien, et surtout pas le plaisir de mélanger les genres. Ils font se croiser sans complexe les guitares imposantes et incisives du rock, les ambiances enivrantes de la new wave, et les mélodies séduisantes de la pop. Début 2005, le groupe retourne donc au studio Verywise sous la direction de Fred et Pendule (Watcha) pour poser sur bande leur premiers efforts. C'est ensuite sur Stefan Glaumann, célèbre producteur suédois à qui l'on doit les derniers albums de Rammstein, que les Vegastar arrêtent leur choix pour le mixage de l'album. Courant mai, ils partent à Stockholm au studio Toytown pour mettre la touche finale à ce premier opus, intitulé « Un nouvel orage ».
Traitant à la fois du repli sur soi (« Mon repaire »), des envies de révolte (« Maître de ma vie ») ou encore des pulsions suicidaires (« L'étincelle »), les textes expriment avec une lucidité grave et mélancolique une furieuse envie d'exister envers et contre tout. « 100e étage », le premier extrait est une invitation à la découverte de l'univers électro-rock du groupe. Équivoque et énigmatique, les paroles de la chanson décrivent l'attraction pour les plaisirs interdits.
Aujourd'hui armés d'un album puissant et d'une déjà sérieuse expérience de la scène, on peut dire sans se tromper que Vegastar représente l'un des plus sérieux outsiders du paysage musical français. Et ce n'est que le début…

Trente ans seulement et déjà toute une vie de musique… De guitares, de concerts, de kilomètres passés sur la route, de projets, de détours. Avant d’enregistrer son premier album, « L’Aventure », Ben Ricour n’a pas suivi le chemin le plus court. « Ce titre, L’Aventure, a une signification pour moi, dit-il. C’est la somme de toutes mes expériences. » Mais d’abord, quelques mots sur le parcours de Ben Ricour.
Juste après le bac et les groupes de lycée, Ben(jamin) formé au punk et aux Cure décide de faire de la musique son métier. Suivent des va-et-vient de Malakoff, où il a grandi, à l’île de Ré où habite Jean-Mi Clairembaud, un ami guitariste. Le duo baptisé Arturo Pastor se spécialise dans les reprises et tourne dans l’hexagone. Parmi son heure de gloire, figure une nuit entière à jouer avec Jacques Higelin lors d’une fête de la musique. Le lendemain, Higelin « monte » un gouvernement pour rire et nomme Ben Ricour ministre du temps qui passe. Un disque autoproduit, « Poussières d’ange », paraît avant que le groupe ne se sépare. Ben forme alors Urben. D’autres scènes encore, puis un projet en solo. Il devient le seul chanteur blanc signé sur le label (black) : Sow…
Sa rencontre avec Pierre Grillet, auteur des chansons de Bashung (« Madame rêve »…), Alain Chamfort, Dani…, le tire spontanément vers le folk. Ben qui vient du rock ne s’y attendait pas. « L’Aventure » va naître de chansons à la guitare, composées à la maison, jouées à deux dans les parcs, sur un banc des Tuileries, puis à Belleville dans le studio de 4m2 de Olivier Lebé, compositeur de b.o de films (« Augustin, roi du kung-fu ») et de musiques de documentaires et de publicités. Ben et Pierre discutent des journées entières aux terrasses de cafés de Montmartre, se promènent dans les rues de Paname. Des collaborations se nouent à la coule avec Roudoudou (bidouilleur auteur de deux albums inventifs et iconoclastes) et Jean-Claude Ghrenassia (musicien et directeur artistique :
Keziah Jones, Cheb Mami, China …). « L’album s’en ressent. Il est posé. Il respire. Moi qui d’habitude crachais mes tripes, j’ai appris à parler à l’oreille des gens, à dégager de l’intensité en chuchotant. » Les mélodies pleines de chaleur alternent guitares survoltées et décontractées, rythmes soul et swing.
On retrouve toutes les influences de Ben Ricour dans cette belle aventure. « Celles des grands messieurs comme Bashung et Souchon. De Soul Coughing… « Pour moi, L’Aventure est l’album d’un faux calme. J’ai réussi à domestiquer ce disque parce que, aujourd’hui, grâce à la musique, je tiens sur mes pieds. » Pour la petite histoire, dans la vie, les pieds de Ben portent des baskets. Sur scène, en solo, il se démène et retire même ses chaussures. C’est que le pied gauche manœuvre un cajon (percussion d’Amérique du Sud). Le droit conduit un sampler. Le disque sonne donc de la tête aux pieds.
« L’Aventure » tourne autour de l’amour, un thème récusé par Ben au départ : « trop de mauvais titres en parlent pour de mauvaises raisons, par facilité. Mais le fait d’être papa m’a réconcilié avec les chansons d’amour. Ce disque m’a confronté à moi-même et, du coup, j’ai écrit des choses plus personnelle ». Le disque parle également des amitiés d’enfance qui ne survivent pas à l’âge adulte, des questions de peau, des invitations à hiberner sous la couette, avec « le sexe comme moteur » et « des films à la Tracy Lane » (Le Risque). Mais aussi, de la vie de chanteur. « Encaisse et avance », chante-t-il dans L’Aventure. « La vie d’artiste n’est jamais gagnée. » Ben, lui, s’y est préparé.
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