
L'éditorial
Dans les Ardennes belges, le peloton mondial vit chaque année une semaine de cyclisme hors normes.
Sur les routes vallonnées de la région, les coureurs les plus entreprenants sont récompensés, mais les coups de bluff sont proscrits. A l’occasion de la Flèche Wallonne, seuls les puncheurs les plus solides sont capables de résister à la violence de l’escalade finale du Mur de Huy, après plus de deux cents kilomètres de course.
En plus d’une condition irréprochable, les prétendants à la victoire doivent être doublés de fins tacticiens, le timing des derniers coups de pédales étant primordial. Le scénario appliqué par Alejandro Valverde lors de l’édition 2006 s’impose comme un modèle du genre, digne des Merckx, Hinault, Fignon ou Jalabert, qui l’ont notamment précédé au palmarès. En remportant à Huy sa première victoire sur une des classiques les plus prestigieuses du circuit, l’Espagnol a donné la recette.Il ne compte pas fournir les ingrédients, et encore moins partager le gâteau avec les autres dans l’avenir.
