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| 1 | Danilo DI LUCA |
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La course
dimanche 29 avril 2007| Liège > Ans - 262 km |
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Di Luca achève un cycle
Déjà vainqueur en 2005 de l’Amstel Gold Race et de la Flèche Wallonne, Danilo Di Luca complète avec sa première victoire sur la Doyenne des classiques un palmarès ardennais déjà fourni. Troisième des deux rendez-vous du début de semaine, l’Italien a attendu le moment opportun pour placer son attaque. Seul avec Franck Schleck dans la côte de Saint-Nicolas, Di Luca a ensuite vaincu en puissance son dernier rival dans le dernier kilomètre. Le Luxembourgeois, qui s’était présenté au départ diminué par une côte cassée une semaine plus tôt, a été repris dans les derniers mètres par Valverde, qui signe à nouveau une deuxième place.
le film de l'étape
Quatre coureurs en tête
Les coureurs du peloton, conscients des difficultés et des conditions climatiques qui les attendent, adoptent manifestement une stratégie d’économie d’énergie. Si l’offensive de Terpstra (Hol - MRM) et Moreau (Fra - AG2R) a suscité une réaction du peloton au km 4, l’attaque suivante, initiée par Vasil Kiryienka (Blr - TCS) et Jan Kuykx (Bel - LAN) au km 7, ne contrarie personne. Inspirés, Rémy Di Gregorio (Fra – FDJ) et Unai Etxebarria (Esp – EUS) suivent le mouvement et s’associent à l’échappée du jour au km 11 : ils ont déjà 4’20’’ d’avance au km 25.
Huyckx coince dans la côte de Wanne
L’impression se confirme dans toute la première partie de course, les échappés bénéficiant d’un très long sursis. A son entrée dans Bastogne, le quatuor devance le peloton de 18’30’’, mais la situation n’alerte pas encore les équipiers des principaux favoris. La collaboration fonctionne jusque dans l’enchaînement des côtes de Wanne, Stockeu et Haute-Levée, où le groupe perd la compagnie de Huyckx, distancé dès les premières pentes à haut pourcentage. Derrière, les équipes Quick Step et Gerolsteiner donnent un tempo plus soutenu au peloton : au sommet de la côte de Haute-Levée, l’avance des trois hommes restant en tête n’est plus que de 11’.
Près de 230 km d’échappée pour Di Gregorio et Etxebarria
La position des leaders devient de plus en plus difficile à défendre, spécialement avec un effectif si réduit. La mise en action du peloton signifie dans un premier temps la fin de l’aventure pour Kuyckx, avalé au km 205. Di Gregorio, Kiryienka et Etxebarria, qui se présentent avec 2’10’’ d’avance au pied de la côte de la Redoute, ont également conscience de la complexité de la tâche. Pendant que Kiryienka craque, un groupe de poursuivants se forme en plusieurs temps : dans la côte de Sprimont, les deux résistants ont à leurs trousses Barredo (QSI), qui a été suivi par Schumacher (GST), Nibali (LIQ), Vasseur (QSI) et Kroon (CSC). La jonction s’opère au km 237, où les sept associés de circonstance n’ont que 30’’ d’avance sur un peloton amaigri.
Schleck ou Di Luca ?
A une quinzaine de kilomètres de l’arrivée, la côte du Sart-Tilman donne l’occasion à Stefan Schumacher de durcir la sélection. Seul Cédric Vasseur (Fra – QSI) le suit momentanément. Sur la partie plane qui précède la côte de Saint-Nicolas, le vainqueur de l’Amstel Gold Race ne parvient pas à s’éloigner de plus de 20’’. Il est d’ailleurs repris au moment où les hostilités se déclarent : dans la dernière difficulté, le mouvement est lancé par Bettini (Ita – QSI), Cunego (Ita – LAM) tente lui aussi de forcer l’allure, mais c’est le « convalescent » Franck Schleck (Lux – CSC) qui parvient à se dégager… en emmenant Di Luca (Ita – LIQ) dans son sillage. Les deux hommes parcourent ensemble les trois derniers kilomètres, mais à 500 mètres de la ligne, l’Italien a déjà fait la différence en puissance. Il franchit la ligne avec une trentaine de mètres sur Valverde, déjà 2ème de la Flèche Wallonne quatre jours plus tôt.
L'interview du vainqueur
Danilo Di Luca (Ita – LIQ)
« La plus belle course du monde »
Depuis quand attendez-vous ce moment ?Cela fait neuf ans que je suis professionnel, et la première fois que j’ai participé à cette course, j’ai compris qu’elle était la plus difficile et la plus belle course du monde. C’est donc celle-là que j’ai toujours voulu gagner, et c’est aujourd’hui que je parviens à être parfaitement satisfait. C’est ma plus grande joie car cette course est la plus fascinante. D’ailleurs, j’ai gagné beaucoup de courses mais c’est la première fois que je me sens réellement ému.
Comment avez-vous construit ce succès ?
La clé a été de trouver le bon moment pour attaquer. Il a fallu attendre et ensuite prendre la bonne décision. J’avais à peu près la même stratégie sur la Flèche Wallonne, mais ça n’avait pas aussi bien fonctionné. Ici quand je me suis retrouvé devant avec Franck Schleck et que nous avons senti que Valverde pouvait revenir, nous avons immédiatement décidé de partir, il ne fallait pas hésiter. Heureusement mes jambes étaient encore là dans le final, car Franck Schleck semblait aussi très fort, mais j’ai quand même réussi à être plus rapide que lui.
Que représente cette victoire pour vous ?
C’est une belle histoire, car il y a exactement 23 ans je disputais ma première course de vélo, en Italie, à Picano. A l’époque j’avais déjà gagné, et maintenant je m’impose sur ce que je considère comme la plus belle course du monde ! C’est un jour exceptionnel.
Les dépêches

Le Top 5 final
2. Valverde
3. F.Shleck
4. Bettini
5. Rebellin

