Tous les classements
| 1 | Stuart O’GRADY |
| 2 | Juan Antonio FLECHA |
| 3 | Steffen WESEMANN |
| 4 | Bjorn LEUKEMANS |
| 5 | Roberto PETITO |
| » le classement complet |
Liste des partants | Itinéraires horaires
| Secteur | Lieu |
| 28 | Troisvilles à Inchy |
| 27 | Viesly à Quiévy |
| 26 | Quiévy à Saint-Python |
| 25 | Saint-Python |
| 24 | Vertain à St-Martin-sur-Ecaillon |
| 23 | Capelle-sur-Ecaillon - Le-Buat |
| 22 | Verchain-Maugré à Quérénaing |
| 21 | Quérénaing à Maing |
| 20 | Maing à Monchaux-sur-Ecaillon |
| 19 | Haveluy à Wallers |
| 18 | Tranchée (ou Trouée) d’Arenberg |
| 17 | Wallers à Hélesmes |
| 16 | Hornaing à Wandignies - Hamage |
| 15 | Warlaing à Brillon |
| 14 | Tilloy à Sars-et-Rosières |
| 13 | Beuvry-la-Forêt à Orchies |
| 12 | Orchies |
| 11 | Auchy-lez-Orchies à Bersée |
| 10 | Mons-en-Pévèle |
| 9 | Mérignies à Pont-à-Marcq |
| 8 | Pont-Thibaut à Ennevelin |
| 7 | Templeuve - L’Epinette |
| 7 | Templeuve - Moulin-de-Vertain |
| 6 | Cysoing à Bourghelles |
| 6 | Bourghelles à Wannehain |
| 5 | Camphin-en-Pévèle |
| 4 | Carrefour de l’Arbre |
| 3 | Gruson |
| 2 | Hem |
| 1 | Roubaix |




La course
dimanche 15 avril 2007| Paris (Compiègne) > Roubaix - 259.5 km |
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O’Grady : la piste, les pavés… la piste
C’est déjà sur des pistes que Stuart O’Grady avait connu ses plus grosses émotions, en remportant des médailles olympiques à Barcelone, à Atlanta, à Sydney puis à Athènes. C’est sur celle du vélodrome de Roubaix qu’il signe le plus gros succès de sa carrière, à 33 ans. Membre de l’échappée matinale à laquelle ont pris part 34 coureurs au total, l’Australien a été dans un premier temps relégué par le groupe de tête dans le passage de la Tranchée d’Arenberg. Il a ensuite su rester au contact du groupe des favoris annoncés, où Tom Boonen, Fabian Cancellara et les autres ont tardé à forcer l’allure. Profitant d’une accélération de Wesemann, O’Grady a suivi le mouvement décisif, puis a surgi à environ 25 kilomètres de l’arrivée pour terminer la course en solitaire. Il devient le premier Australien vainqueur à Roubaix.
le film de l'étape
Un groupe de 34 coureurs
Plusieurs initiatives sont menées en tout début de course, dans un premier temps par Ravard (Fra - AGR) et Gomez (Esp – AGR), ou encore par Poulhies (Fra – A2R) et Dekkers (Hol – AGR). Ces attaques sont systématiquement réprimées par le peloton, mais un mouvement massif se dessine au km 31. Une trentaine de coureurs se détachent, parmi lesquels on trouve des représentants de toutes les équipes intéressées par la victoire finale. Le groupe prend rapidement de l’avance (3’ au km 43), l’effectif se stabilisant à 34 coureurs : Breschel, O’Grady, Roberts (CSC), Tosatto, Van Impe (QSI), Franzoi (LAM), De Groot (RAB), Auger (FDJ), B.Grabsch, Hammond, Klier (TMO), Steels, Van Avermaet (PRL), Valentin (COF), R.Grabsch (MRM), Bacquet, Goesinnen, Lhotellerie (SKS), Putsep (BTL), Bileka (DSC), Petito, Willems (LIQ), Portal, Rojas (GCE), Kopp, Stamsnijder (GST), Dean, Engoulvent (C.A), Poulhies, Rousseau (A2R), Iriondo (EUS), Mikhailov (AST), Wagner, Pollack (WIE).
Ralf Grabsch, seul dans la Tranchée
C’est dans cette configuration, avec un écart qui s’est accru jusqu’à 4’, que les coureurs rentrent sur le premier secteur pavé du jour à Troisvilles (km 98). Le groupe de tête, qui perd rapidement Klier, Portal, Bacquet et Roberts, continue toutefois de creuser l’écart et atteint le km 113 avec 4’45’’ d’avance. L’avantage maximal est enregistré au ravitaillement, où les leaders ont une marge de 5’05’’ sur le peloton. Ralf Grabsch est l’auteur de la première attaque au sein du groupe de tête, dans le secteur de Verchain, soit à plus de 120 km de l’arrivée.
C’est fini pour Grabsch
L’aventurier allemand pénètre avec 1’20’’ d’avance dans la Tranchée d’Arenberg, où le premier groupe perd quelques éléments, dont Stuart O’Grady. Au sein du peloton, la première explication sérieuse met momentanément à distance Alessandro Ballan et Marcus Burghardt, mais un groupe d’une soixantaine de coureurs se reforme progressivement dans les kilomètres suivants, avec tous les favoris. L’expérience de leader s’achève au km 173 pour Grabsch. Les rescapés du groupe matinal ne sont plus que 21, et peinent à contenir le retour du groupe des favoris, qui sort du secteur inédit de Beuvry avec seulement 35’’ de retard.
Michaelsen et Flecha bousculent le peloton
Un trio d’attaquants, avec Kopp, Van Impe et Pollack, tente sa chance dans le secteur d’Orchies et poursuit sa route avec une petite minute d’avance. Le groupe des premiers poursuivants bénéficie du renfort de Michaelsen, Flecha, Rosseler et Leukeman, qui ont légèrement bousculé le peloton dans le secteur de Auchy à Bersée,
Wesemann lance un mouvement
Malgré plusieurs tentatives de retour au sein du peloton principal, notamment à l’initiative de Tom Boonen, le groupe des prétendants désignés ne parvient pas à combler son retard sur Flecha et ses nouveaux compagnons de route. Jusqu’à ce que Wesemann, suivi par O’Grady et Hammond, fausse compagnie à une petite bande à dominante belge (Devolder, Hoste, Leukemans et Sherlinckx, mais aussi Baldato et Burghardt). Au moment où Kopp et Van Impe sont repris, à 25 km de l’arrivée, le coureur Australien profite de la confusion et place une attaque décisve.
O’Grady, seul sur le Vélodrome
Il reste alors à O’Grady à tenir la distance, à résister au retour de ses quatre poursuivants (Flecha, Leukemans, Petito et Wesemann) sur les derniers secteurs pavés, et principalement celui sur le Carrefour de l’Arbre. Une fois accompli cet exercice solitaire exigeant, il rentre sur le vélodrome de Roubaix à l’abri des menaces.
L'interview du vainqueur
Stuart O’Grady
"Je peux compter sur ma force dans les classiques"
Comment s’est passé cette journée, durant laquelle vous n’avez pas été épargné par les ennuis ?J’ai d’abord subi une crevaison dans la Tranchée d’Arenberg, c’est pourquoi j’ai quitté le groupe de tête de la première partie de la journée. Je pensais que c’était terminé, mais j’ai ensuite retrouvé de la motivation au contact de mes coéquipiers. Ensuite, je me trouvais avec Cancellara, et je lui ai demandé à quel moment il avait l’intention d’attaquer. A ce moment je suis tombé, puis je suis revenu à sa hauteur un peu plus loin et je lui ai reposé la même question. Il m’a dit qu’il ne se sentait pas à 100 % de ses moyens. Il a à peine eu le temps de terminer sa phrase que j’étais parti, surtout que j’avais remarqué que Wesemann était en forme. Je l’ai vu bouger et je l’ai suivi, puis ensuite je n’ai pas arrêter de tout donner.
Vous aviez la réputation d’un très bon sprinteur. Vous êtes maintenant devenu définitivement un coureur de classiques…
En réalité je n’ai jamais été un pur sprinteur. D’ailleurs je m’en suis rendu compte assez vite, notamment lorsque j’ai réussi à finir le Tour des Flandres sur le podium. Et maintenant avec l’expérience, je sais que je peux compter sur ma force dans les classiques, et j’ai donc fait ce choix. J’ai par exemple arrêté de tout sacrifier pour courir après le maillot vert sur du Tour de France. Maintenant, mon objectif c’est de remporter ce genre de courses, les très grandes.
Que représente donc ce succès, après une période relativement longue sans victoire ?
C’est incroyable de regagner à nouveau car j’ai eu du mal à me remotiver après les Jeux Olympiques d’Athènes, où j’ai enfin décroché l’or sur la piste. Et c’est un rêve de gagner ici, car j’ai découvert cette course lorsque j’avais 13 ans sur une cassette vidéo et j’ai immédiatement été impressionné. Quand j’ai commencé sur ces courses, mes héros étaient Tchmil, Van Petegem et Ballerini…
Cette victoire correspond à une nouvelle période de ma vie. Pendant un moment, le but que je poursuivais, c’était l’or olympique. Maintenant c’est pour ces classiques que je cours.
Les dépêches

Le Top 5 final
2. Flecha
3. Wesemann
4. Leukemans
5. Petito
