
Un parcours sélectif à travers le Massif Central et les Pyrénées, une course animée, des favoris nombreux, un résultat indécis jusqu’à la dernière étape… Tous les ingrédients étaient réunis pour faire de ce 45e Tour de l’Avenir le grand rendez-vous de la saison Espoir. Car de bout en bout, Coppel, Amador, Taaramae, Costa, Bakelants et consorts se sont disputés la victoire finale. C’est finalement le Belge Bakelants qui s’imposa en ayant su marier l’audace d’une échappée victorieuse de 207 kilomètres synonyme de maillot jaune à Carmaux et le contrôle nécessaire pour résister aux attaques incessantes de ses rivaux.
La saison cycliste a connu dans l’agglomération montargoise une expérience de qualité avec le départ de la première grande course par étapes de l’année, Paris-Nice, donné d’Amilly. Un nouvel épisode s’y jouera vendredi 5 septembre, lorsque les 114 coureurs engagés sur le Tour de l’Avenir commenceront à se départager sur un prologue à Chalette-sur-Loing. Cette fois-ci, ce sont les jeunes pousses du cyclisme mondial qui se sont donné rendez-vous pour l’échéance majeure de l’année dans la catégorie espoirs : au terme de dix jours de course, la Coupe des Nations, pour laquelle le Portugal, l’Italie et la France, sont toujours en concurrence, connaitra son vainqueur.
La traversée de la France proposée aux jeunes rouleurs demandera autant de constance que de solidité. Les étapes accidentées qui emprunteront par exemple les routes de Bourgogne, du Centre ou de l’Auvergne, offriront chaque jour des possibilités à des baroudeurs inspirés. Les nations intéressées par la lutte pour le titre auront tout intérêt à surveiller de près tous les mouvements. Surtout, la gestion des efforts devrait constituer une des clés de la course, une grande journée de montagne étant prévue pour l’avant-dernière étape. Avant l’arrivée à Guzet dans l’Ariège, les grimpeurs auront notamment l’occasion de creuser des écarts dans les ascensions vers le Port de Lers, puis le Col d’Agnes. Les meilleurs des jeunes de 23 ans ou moins, qui connaîtront pour la deuxième année consécutive sur le Tour de l’Avenir l’honneur de courir avec leur maillot national, termineront ensuite leur périple à Mirepoix, après 1 386,5 km de course.
(par ordre d’apparition dans le classement actuel de la Coupe des Nations)
Portugal, Italie, France A, Danemark, Allemagne, Slovénie, Russie, Belgique, Ukraine, Pays-Bas, Estonie, Lettonie, Pologne, Canada, États-Unis, Luxembourg, Suisse, Équipe mixte, France B
Télécharger le communiqué de presse(1 page, .pdf, 147 ko)
123 coureurs au départ, décidés à en découdre dès les premiers kilomètres, un parcours taillé à la serpe le long des falaises de Belle-Île-en-mer, un soleil intransigeant… Et du rythme, du rythme. La première étape du Tour de l’Avenir 2007 a donné lieu à un spectacle de tous les instants, orchestré par le peloton lancé à vive allure devant les Aiguilles de Port Coton, au passage de la Grotte de l’Apothicairie ou dans les rues de Sauzon et de Palais. Dans le final, mené tambours battants, le peloton, guidé par les coureurs slovènes, se lance dans une poursuite infernale aux basques de Poulhiès et de ses compagnons d’échappée. Mais l’Albigeois résiste, s’impose au sprint et endosse les maillots jaune, vert et à pois.
À l’arrivée à Cholet, l’Avenir prend forme. Vingt-et-un coureurs, échappés depuis le deuxième kilomètre, se présentent groupés au bout de la ligne droite finale avec près de 7 minutes d’avance. Parmi eux, quelques gros bras comme Martin (GER), Levarlet (FRA), Mollema (NED) ou Instxausti (ESP), prétendants annoncés à la victoire finale. La tension monte aux avant-postes. Vandewalle, attaque Mollema répond mais ne peut revenir sur le Belge qui s’impose. Au classement général, Mollema s’installe tout de même en tête avec l’autorité d’un patron. Derrière, Poulhiès (FRA), Cataldo (ITA) et Boasson Hagen (NOR) font grise mine. Le Tour de l’Avenir vient de leur échapper.
La course se corse, les leaders se dévoilent à la faveur du contre-la-montre et des étapes de montagne. Dans le chrono autour de Sassay, Rafaa Chtioui (MIX - TUN) s’arrache et s’impose pour le plaisir au nez et à la barbe des spécialistes annoncés. Il devient ainsi le premier Africain vainqueur d’étape sur le Tour de l’Avenir. De son côté, Martin (GER) prend le maillot jaune, mais Mollema reste en embuscade. Dans l’étape de Saint-Amand-Montrond les deux hommes se neutralisent, avant le bras de fer attendu de Super-Besse. Dans l’ascension finale, Mollema multiplie les attaques, Martin s’accroche mais finit par céder 46’’ qui lui coûtent le maillot jaune. Désormais Mollema s’installe en patron du peloton. Il réunit autour de lui toute son équipe et contrôle la course jusqu’à l’arrivée finale à Saint-Flour.