
Montpellier
39 km
mardi 7 juillet
La route du Tour de France représente pour beaucoup de spectateurs une occasion de découvrir les richesses du territoire. Le guide touristique, édité cette année en version électronique, recense sur chaque étape les sites qui se démarquent par leur patrimoine culturel ou architectural.
Télécharger le guide touristique de l’étape(.pdf, 7 pages)
Si la région Languedoc-Roussillon, baignée au sud par la Méditerranée et de grands étangs, montagnarde au nord et rurale ailleurs, présente une grande diversité géographique, elle bénéficie d’une homogénéité climatique qui est d’ailleurs sa force. Son climat méditerranéen et ensoleillé a fait pendant des siècles la richesse de son agriculture et attire désormais touristes et nouveaux arrivants, qui ont bouleversé en un demi-siècle la démographie de la région.
L’agriculture, essentiellement viticole, connaît la crise en dépit de l’amélioration constante de la qualité de sa production, mais le tourisme est devenu la première ressource de la région, troisième destination en France. Plus généralement, le tertiaire a supplanté les activités traditionnelles et entraîné le flux migratoire qui transforme le Languedoc-Roussillon chaque année.
Montpellier et l’Hérault sont les plus touchés, mais c’est l’ensemble de la région – à l’exception de la Lozère – qui connaît la plus forte croissance démographique de France. Languedoc-Roussillon pourrait ainsi compter jusqu’à 3 100 000 habitants en 2030, soit une augmentation de 34 % par rapport à 2000.
Un site antique, où des fouilles archéologiques sont menées depuis 150 ans, domine la région.
Le Château de Turenne, qui abrite maintenant la Mairie de la ville, offre surtout dans son grand parc un lieu de détente agréable à tous les visiteurs.
Préfecture : Montpellier
Sous-préfectures : Béziers, Lodève
Nombre d’habitants : 1 million
Mathilde Monnier© Marc Coudrais
La chorégraphe Mathilde Monnier, directrice du centre chorégraphique national de Montpellier, crée des spectacles joués à travers le monde.
« En 1994, quand j’ai pris la tête du centre chorégraphique, j’ai découvert Montpellier. C’est une ville un peu hybride, une ville qui se laisse capturer, qui reste à échelle humaine, avec une belle lumière. Il y a beaucoup d’endroits chaleureux où j’aime aller me promener comme la place de la Canourgue, la place Saint-Roch ou la place du marché aux fleurs. Il s’agit aussi d’une ville dont on sort facilement pour aller en bord de mer, dans les Cévennes ou dans les montagnes : je me promène dans la vallée de la Buèges avec ses vignes, ses falaises calcaires et ses causses.
Pour les Montpelliérains, je suis « la danseuse ». Ils m’associent au mot « danse » sans forcément comprendre ce que je fais. En revanche, quand je présente un spectacle, je ressens une forme de pression car les spectateurs sont exigeants autant qu’avertis. Il faut les satisfaire mais aussi les étonner.
Concernant le cyclisme, je le regarde à la télévision, comme spectatrice. J’admire beaucoup Jeannie Longo, car nous avons à peu près le même âge, donc moi qui me promène chaque jour à vélo, je me rends compte de son courage, de ce que son corps peut faire. Je trouve aussi qu’elle parle de son sport avec fierté, noblesse et simplicité. Et les femmes à vélo ont pour moi un côté mystérieux. Entre la danse contemporaine et le cyclisme, il y a d’ailleurs des similitudes comme l’entretien du corps au quotidien. Je considère la danse comme quelque chose de sportif, même si elle fait rentrer le corps dans un espace artistique. »