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Journal de l'étape

étape 2 - Saint-Amand-Montrond Cusset 150.5 km
mardi 7 septembre

Delaplace au soleil

Etape 2. Saint-Amand-Montrond – Cusset ( 150,5 km). Victoire pleine de panache d’Anthony Delaplace au bout d’une échappée fleuve de 140 kilomètres. Alew Dowsett (GBR) endosse le maillot jaune de leader aux dépends de Taylor Phinney, victime d’une chute dans le final.

La pluie qui tombait drue au départ de Saint-Amand-Montrond ne semble pas avoir touché les ardeurs du peloton. Dès les premiers kilomètres, les attaques se multiplient et trois hommes parviennent à s’échapper au kilomètre 10. Delaplace (FRA), Lindeman (NED) et Jorgensen (DEN) s’organisent et creusent rapidement l’écart. Ils comptent 2’45 d’avance au passage du sprint intermédiaire de Cérilly (km 29) remporté par Jorgensen devant Lindeman et Delaplace. Au sommet de la Côte de la Croix du Chêne (km 55,5), franchie en tête par Lindeman devant Jorgensen et Delaplace, l’écart se stabilise à 2’40.

Mais à l’approche de la zone de ravitaillement de Saint-Pourçain-sur-Sioule (km 88,5), l’équipe des Etats-Unis, soucieuse de protéger le maillot jaune moins à l’aise sur les routes accidentées, hausse le rythme de la poursuite. A Saint-Pourçain-sur-Sioule, les hommes ne tête ne comptent plus que 2’30 d’avance. Au passage du sprint intermédiaire de Loriges (km 93), Jorgensen devance Delaplace et Lindeman mais la tendance se confirme. Les échappées ne comptent plus que 2’10. Mais ils s’acharnent résistent au retour du peloton et creusent à nouveau l’écart. Au sommet de la côte de Billy où Lindeman bascule devant Delaplace et Jorgensen, le peloton pointe de nouveau à 2’45 des échappés.

L’équipe des Etats-Unis qui assurait le tempo du peloton lève alors encore le pied. Le trio de tête voit alors son avance augmenter régulièrement malgré la chute de Jorgensen au kilomètre 106. Mais le Danois doit se résoudre à laisser ces compagnons poursuivre sans lui. Les deux rescapés attaquent l’ascension de la Côte de Bost (km 117) avec 2’30 d’avance. Au sommet Lindeman devance Delaplace alors que Suarez (COL) pointe en tête du peloton avec 2’15 de retard. Delaplace se présente ensuite en tête au sommet de la Côte des Arcarins (km 123), suivi par Lindeman avec 3’15 d’avance sur Chaves (COL) qui emmène la poursuite.

Le rythme s’accélère alors en tête de peloton. Australiens et Américains se relaient pour combler le retard sur les échappés. Au sommet de la Côte de Gravoin (km 130), Lindeman et Delaplace (passage dans cet ordre) ne conservent qu’1’55 d’avance sur Bonnin (FRA) sorti en contre. Au kilomètre 138 (Côte des Corres), Lindeman bascule de nouveau en tête devant Delaplace alors que Bonnin se rapproche à 43’’ et que le peloton est de plus en plus menaçant. Dans la descente très sinueuse rendue glissante par la pluie et les feuilles mortes, de nombreux coureurs se chutent lourdement. Parmi eux, le maillot jaune Taylor Phinney, à l’attaque pour conserver sa tunique, glisse. Il se relève difficilement pour finalement franchir la ligne avec près de 20’ de retard sur le vainqueur du jour.

Néanmoins, en tête, la bataille fait rage. A moins de 5 kilomètres du but, le peloton rejoint Bonnin intercalé et se rapproche à 23’’ des hommes de tête. Les deux échappés résistent. Ils ont 13’’ d’avance sous la flamme rouge. A 500 mètres, Delaplace se détache. Lindeman ne peut suivre. Le Français, échappé depuis le kilomètre 10, signe une superbe victoire devant Lindeman et Hardy qui règle le sprint du peloton. Alex Dowsett (GBR) s’installe quant à lui en tête du classement général.

 

Dowsett : "Toujours sympa d’être en jaune"

"La fin de l’étape était vraiment dangeureuse à cause de la pluie qui a rendu la route très glissante. C’est dommage, car c’était un très beau tracé. C’est toujours sympa d’être en jaune, mais j’aurai préféré prendre le maillot jaune, car Taylor Phinney est un très bon ami et ça me gêne de profiter ainsi de sa chute. Pour la suite, je n’ai pas aucune illusion, parce que je ne suis vraiment pas un grimpeur."

 

Delaplace : "C’était mon objectif"

"Je n’avais pas prévu d’attaquer de si loin. J’ai juste suivi le Hollandais. Je croyais qu’on aurait du renfort. Après la chute de Jorgensen, on a tout donné. Mais quand on a basculé au sommet de la dernière bosse on avait plus que 30’’ d’avance et je me suis dit que c’était fini. Lindeman ne voulait plus rouler alors j’ai essayé d’attaquer à plusieurs reprises. je ne voulais pas attendre le sprint et j’ai profité de la dernière bosse à 500 mètres de la ligne pour partir seul. Gagner une étape sur le Tour de l’Avenir, c’était mon objectif car je ne suis pas forcement l’un des meilleurs en montagne."