
Claire Pedrono, l’ardoisière © ASO / B.Bade
Comme beaucoup d'entre vous, comme des millions de fans partout dans le monde, sur les cinq continents, j'ai vibré, trois semaines durant, aux exploits des champions cyclistes. Dans quelques années, quand le temps et la mémoire auront fait leur œuvre, nous nous souviendrons - sans aucun doute - qu'en juillet de cette année-là, les coureurs avaient du talent, beaucoup de talent.
Grâce à eux, la course a été vive à tous les échelons : pour la victoire d'étape, dans la lutte pour les maillots distinctifs et, bien sûr, quête suprême, dans le combat pour le Graal, le Maillot Jaune. Des pavés du Nord aux vignes du Médoc, dans la fournaise ou dans les brumes, le mano a mano entre Alberto Contador et Andy Schleck a nourri l'épreuve au quotidien et sur tous les terrains, dans la plaine, en montagne et lors du contre-la-montre final, jusqu'au bout du suspense.
Tandis que Lance Armstrong s'effaçait cette fois définitivement, par l'arrière, avec dignité, Alberto Contador et Andy Schleck nous offraient un duel palpitant dont les futurs épisodes nous émoustillent déjà. Quant aux Français, attaquants intrépides, magnifiques chasseurs d'étapes - six victoires, du jamais-vu depuis treize ans - et Sylvain Chavanel en figure de proue, ils ont, eux aussi, largement contribué au succès de cette très belle édition.
Christian PRUDHOMME
Directeur du Tour de France