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| Dimanche 10 novembre |
| Étape 11 | Yako > Ouagadougou
- 127,5 km |
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| Du Rouamba dans l'air ! |
La
dernière étape du 16ème Tour du Faso a
été celle de tous les triomphes pour le cyclisme
burkinabè : non seulement la 11ème et dernière
étape a été remportée, Avenue de
l'Indépendance, par le héros national Saïdou
Rouamba, mais encore elle démontré la réussite
d'une compétition qui s'impose comme la première
course cycliste africaine. Monsieur le Ministre des Sports ne
s'y était pas trompé, ayant choisi de présider
les cérémonies de clôture, durant lesquelles
le Marocain Abdelati Saadoune, qui cumule les maillots jaune,
bleu et blanc, et le Belge Lionel Syne, vainqueur des maillots
vert et rose, ont monopolisé l'attention, laissant aux
Burkianabè Jean Iboulo et Hamado Pafadnam les maillots
de Super Combatiuf et de l'Intégration. |
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Ambiance
décontractée au départ
Le départ de la septième étape est donné
à 8h30 à 60 coureurs gagnés par un bonheur
festif, le plus grand du peloton montant sur le vélo
du plus petit et l'ensemble des concurrents exhortant la foule
à manifester sa joie. Les choses sérieuses reprennent
dès le premier point chaud, remporté par Tonde,
devant Syne et J. Ouedraogo, alors que l'allure s'accélère
et que les premiers lâchés sont signalés
à l'arrière.
Ca chauffe à l'entrée de Ouaga
Alors que Chisi surclasse Ibouldo et Diarra sur la ligne du
second point chaud, les attaques se multiplient à l'entre
de Ouagadougou, où les concurrents doivent effectuer
cinq tours d'un circuit tracé autour du Palais de la
Présidence. C'est tout d'abord H. Sawadogo et De Reeper
qui lancent la première offensive, bientôt imités
par Egue, Bessière et Milesi, qui remporte le troisième
point chaud.
Victoire
au sprint de Rouamba - Saadoune remporte le 16ème Tour
du Faso
Malgré ces courageuses tentatives, le sprint massif du
peloton est inévitable, tant ce circuit tracé
autour de l'Avenue de l'Indépendance est roulant. A ce
jeu, le Burkinabè Saïdou Rouamba est le plus fort
: il s'impose au terme d'un sprint puissant et rondement mené,
au nez et à la barbe des spécialistes européens.
Le Marocain Abdelati Saadoune, vainqueur de la première
étape, remporte cette 16ème édition du
Tour du Faso en ayant porté le maillot jaune du premier
au dernier jour. Bravo messieurs, et à l'année
prochaine ! |
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Planète Champion : quand le rêve
devient réalité
Fondée
à Ouagadougou en 1996 par le mécène et
homme d'affaires Philippe Ezri, l'Organisation Non Gouvernementale
(ONG) Planète Champion International a pour vocation
de détecter de jeunes joueurs de foot au talent précoce
et d'assurer leur formation sportive et scolaire jusqu'au jour
où ils signent, en Afrique ou en Europe, leur premier
contrat avec un club professionnel. Les vingt-cinq pensionnaires
de ce centre de formation, unique en son genre au Burkina Faso,
ont conscience de la chance qui est la leur : cours le matin,
entraînement l'après-midi et compétition
le week-end, leur programme est certes chargé, mais il
est la condition sine qua non de leur réussite professionnelle.
Rencontré
à l'arrivée de l'avant-dernière étape
du Tour du Faso, Daniel Pautrat, l'ancien présentateur
charismatique du service public et qui continue à uvrer
pour le sport dans le monde entier*, nous explique qu'il est
impliqué dans ce projet depuis un an et qu'il entend
bien mettre son expérience au profit de sa réussite
: "chaque année, des épreuves de détection
sont organisées dans tout le pays, à l'issue desquelles
une centaine de candidats sont retenus. Des tests plus poussés
permettent ensuite de retenir une poignée de jeunes footballeurs,
qui intègrent le centre. Pour vous dire de l'efficacité
du dispositif, cinq joueurs issus de Planète Champion
étaient membres de l'équipe du Burkina qui a fini
troisième de la Coupe du Monde des moins de 17 ans, laquelle
s'est achevée l'an passé à Trinidad &
Tobago par la victoire de l'équipe de France devant le
Nigéria. C'est dire si nos dirigeants, Jacques-Michel
Yameogo, directeur sportif, et Webonga Piouhiri, l'ex-entraîneur
de l'équipe nationale, ont l'il pour repérer
les futurs talents. Le centre est aussi un club affilié
à la Fédération Burkinabè de Football
: il évolue en troisième division. Nous avons
déjà sept anciens pensionnaires qui ont signé
des contrats de formation en Europe avec Bastia, Bordeaux, Anderlecht,
Anvers, Lokeren et Sion. Sanou, qui est parti à Sion,
est un petit gabarit explosif, capable de frapper des deux pieds
: il promet beaucoup
" La visite de Daniel Pautrat
à ses jeunes protégés avait aussi pour
but de leur annoncer deux bonnes nouvelles : tout d'abord, il
a réussi à convaincre l'ambassadeur de France
à Ouaga de financer la réfection des bâtiments
où sont logés ses jeunes joueurs, et puis, il
leur annoncé qu'à l'occasion de la Coupe d'Afrique
des Nations Juniors qui sera organisée au Burkina en
2003, des épreuves de détection sous forme d'un
Championnat seront mises sur pied pour les cadets, sous le regard
vigilant de recruteurs venus du monde entier.
Regardant
évoluer ces jeunes pousses sur leur terrain ocre, nous
les imaginons déjà évoluant au plus haut
niveau en Europe ; Daniel poursuit : "nos meilleurs éléments
sont deux frères jumeaux, les frères Coulibaly.
L'un est défenseur central, l'autre avant-centre. Ils
ont un gabarit impressionnant et un moral d'acier. Nous plaçons
beaucoup d'espoir en eux".
Cependant, assurer la pérennité de ce club n'est
pas chose aisée : l'entreprise coûte chaque année
150.000 euros à son fondateur, qui aimerait trouver des
sponsors et bénéficier des contrats pro signés
par ses joueurs. Aziz, le joueur parti à Bordeaux, a
été enlevé au centre par un agent qui n'a
versé aucun droit à Planète Champion, en
violation des textes de la FIFA. L'affaire, en cours de règlement,
prouve que, dans le sport comme dans les affaires, nul n'est
à l'abri. Mais, malgré cet épisode douloureux,
l'implication et l'enthousiasme de Philippe Ezri et Daniel Pautrat
sont demeurés intacts. Nous assistons à un match
improvisé entre les stagiaires et nous sommes impressionnés
par la qualité athlétique et technique des joueurs.
Quand l'un d'entre eux développe un jeu trop physique,
il est sanctionné, condamné à effectuer
sur le lieu de la faute une série de pompes. "Nous
voulons aussi leur inculquer des valeurs fortes, me précise
mon interlocuteur. Un champion est avant tout un exemple : nous
modelons leur esprit autant que leur corps." Une conclusion
qui plairait au Président, Son Excellence Blaise Compaoré,
qui soutient l'opération et aimerait multiplier ce genre
d'expérience. Planète Champion : une autre preuve
de la vitalité du Burkina Faso
Planète Champion International
+ 33 6 10 24 27 60
+ 00 226 36 51 94
+ 33 1 49 98 14 14
* Daniel Pautrat, professeur à H.E.C, a quitté
Eurosport il y a deux ans ; il est aujourd'hui au cur
d'une série de projets consacrés au sport, ce
qui l'amène à voyager beaucoup. Ce globe-trotter
infatigable défend une vision de la compétition
qui est aussi celle des organisateurs du Tour du Faso : "un
esprit sain dans un corps sain". |
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