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La passe de deux
Victoire de Danilo Di Luca devant Kim Kirchen et Davide Rebellin à l'issue d'une course marquée par la très longue échappée de Jens Voigt.
11h05, Stade du Pays de Charleroi. Le peloton s'ébranle sous un ciel maussade et attaque les premiers kilomètres à un rythme soutenu. Les offensives se succèdent sans que personne ne parvienne à prendre le large avant le kilomètre 15. Finot (fdj) place alors une accélération et porte rapidement son avance à 30''. Sans se rapprocher véritablement le peloton contrôle l'aventure du coureur français et se maintient à 30''. Mais au kilomètre 37, Peeters (JAC) part en contre. Il est rejoint par Van de Wouwer (MRB) et Kaisen (RAG). Les trois hommes comblent une partie de leur retard et sont pointés à 13'' du leader au kilomètre 50. En tête du peloton, Poilvet (CA) tente de se joindre à la poursuite mais il est vite repris. Au kilomètre 52, il récidive, accompagné cette fois de Bramati (QSD) et Voigt (CSC). Ils reviennent rapidement sur Peeters, Wan de Wouven et Kaisen avant de rejoindre Finot au kilomètre 55. Ces sept coureurs regroupés en tête unissent leurs efforts pour résister au retour du peloton emmené par Bessy (Cof). À 5 kilomètres du premier passage au sommet du Mur de Huy, la course se durcit, les accélérations se multiplient en tête. Au pied du Mur, le peloton est relégué à 2'45'', alors qu'aux avant-postes Wan de Wouwer impose son rythme et bascule en tête (km 65,5) devant Voigt et Poilvet.
À la faveur de la descente, les échappées accroissent encore leur avance. Ils pointent 3'10'' devant les poursuivants au kilomètre 70, dans la traversée de Modave. L'écart se maintient jusqu'à la Côte de Villers-le-Bouillet (km 86,5), franchie en tête par Kaisen devant Bramati et Poilvet. Le groupe de tête aborde ensuite la deuxième ascension du Mur de Huy (km 95) avec 2'25'' d'avance sur le peloton emmené par l'équipe Cofidis. Au sommet, Peeters devance ses compagnons d'échappée. Le peloton, toujours conduit par l'équipe Cofidis, revient à vive allure et ne compte plus que 1'23'' de retard. Mais les hommes de tête persistent et l'écart se stabilise avant de s'accroître à nouveau. Néanmoins, à l'approche de la Côte de Pailhe (km 132,5), le peloton accélère à nouveau et revient à 1'15''. Dans l'ascension, l'écart se réduit encore. Au sommet, Voigt passe en tête devant Wan de Wouwer et Peeters. Le peloton accuse alors un retard de 1'07''.
Dans la descente, le rythme s'intensifie. Les accélérations s'enchaînent en tête. Wan de Wouwer, Kaisen, Bramati et Poilvet sont tour à tour distancés. En tête Voigt, accompagné par Peeters, accentue son effort et conserve 1'22'' d'avance sur ses anciens compagnons d'échappée rejoints par Calzati alors que le peloton pointe encore à 1'55''. Finalement, les hommes intercalés sont repris par l'avant-garde du peloton. Au sommet de la Côte de Coutisse (km 156), Voigt devance Peeters alors que le peloton s'est rapproché à 1'25''. Voigt choisi alors de durcir l'allure. Il prend progressivement le large et passe seul en tête au sommet de la Côte de Bellaire (km 160,5). Peeters est repris à son tour au kilomètre 161. Voigt se présente donc seul au pied de la Côte de Bohisseau, 1'40'' devant un peloton regroupé. Dans l'ascension, Vaugrenard (Fdj) sort en contre mais il est rejoint par le peloton. Au sommet il possède encore 1'37'' d'avance sur ses poursuivants.
Dans la descente, l'écart commence à fondre sous l'impulsion des coureurs des équipes Liquigaz-Bianchi et Iles Balears. Voigt préserve un avantage de 1' au sommet de la Côte de Ahin. Mais, à 4 kilomètres de l'arrivée, il est repris. Sa longue aventure prend fin, même s'il tente de participer à la lutte en conservant une place aux avant-postes. Finalement, le peloton rejoint groupé le pied du mur de Huy. Les gros bras se portent en tête et jouent des coudes. À 150 mètres, Kirchen, discret jusque là, place son offensive il est repris par Di Luca avant que Rebellin, tenant du titre ne se joigne à la bagarre. Dans les derniers mètres, Di Luca parvient à creuser l'écart sur Kirchen qui lui-même contient le retour de Rebellin. Sur la ligne, Di Luca s'impose, trois jours après son succès dans l'Amstel. Rebellin, troisième aujourd'hui mais auteur l'an dernier d'un mémorable triplé, l'aurait-il inspiré
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