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| Vinokourov : nouveau roi de Paris-Nice ? |
C'est une course qui fleure bon l'azur et le printemps puisque son sous-titre n'est autre que « la course au soleil » ; ainsi les journalistes l'ont-ils qualifiée à sa naissance. Elle était alors, dans les années cinquante, la remise en jambes qui s'imposait, avant les classiques du mois d'avril et les anciens se souviennent encore des images de Jacques Anquetil en jambières et en bonnet de laine dans le col de la République, avec son millier de kilomètres dans les jambes, guère plus
Comme en tous domaines, les choses ont changé. Personne ne considère plus aujourd'hui que Paris-Nice est une course de préparation, quand les coureurs ont repris l'entraînement depuis déjà trois mois et que leur compteur kilométrique accumule les centaines puisqu'ils ont déjà couru en Australie, en Malaisie ou au Qatar, et puis ensuite en Espagne, en Italie, dans le Sud de la France, bref là où ils savent trouver le soleil. On y revient
Voici donc une belle et probante épreuve par étapes convoitée par des champions déjà compétitifs, déjà ambitieux, déjà soucieux de leur standing. Une semaine durant laquelle l'enthousiasme des supporters va se dégourdir et les claviers d'ordinateurs des journalistes s'animer. Oui, Paris-Nice passionne tous ceux pour qui le cyclisme est un joli feuilleton annuel, et le Centenaire du Tour de France, l'an dernier, nous a prouvé qu'ils étaient tellement nombreux !
Alors, sachons gré à ceux grâce à qui s'ouvre le chapitre 2004 : les élus du Val de Seine et des Hauts-de-Seine pour le départ - ce n'est pas toujours facile en région parisienne - et ceux de la ville de Nice à l'arrivée, où nous terminerons par une étape de cols décisive. Entre Île-de-France et Méditerranée, un parcours un peu novateur, sans excès, mais de nature à inspirer les attaquants, on vous le dit.
Et si le souvenir d'Andrei Kivilev sera avec nous, que le sport, celui qu'on aime, celui des sprinters pour commencer, des grimpeurs ensuite, nous révèle un digne successeur de ceux qui furent les « rois » de Paris-Nice, les champions à panache qu'ont été Eddy Merckx, Raymond Poulidor, Joop Zoetemelk, Sean Kelly « Monsieur Paris-Nice », sept fois vainqueur consécutivement, et Laurent Jalabert.
C'est un « club » qui, paraît-il, plairait bien à Alexandre Vinokourov...
Jean-Marie Leblanc
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