Col de la Porte, La Turbie, Col d’Eze... Une trilogie inédite pour un final en forme d’apothéose sur la Promenade des Anglais. Cette 7e étape de Paris-Nice apparaît comme la touche ultime à une semaine de course intense, marquée par des conditions de course particulièrement éprouvantes. Aussi cette dernière boucle autour de Nice démarre-t-elle sur un tempo très enlevé. Au passage au kilomètre 0 après 7,7 kilomètres de défilé,
Victor Hugo Pena (PHO) tente une sortie. Il est immédiatement repris, avant que Pereiro Sio (PHO) et Martinez (EUS) ne parviennent à prendre 15’’ d’avance sur le peloton. Ils sont rejoints au kilomètre 8 par Contador (LSW), Verbrugghe (QST) Gustov (FAS), Moncoutié (COF), Wegelius (LIQ).
Au passage du sprint-bonification de Levens (km 15,5), Contador devance Moncoutié et Pereiro
Sio alors que le peloton se présente avec 50’’ de retard. Les échappés accroissent encore leur avance au sommet de la Côte de Duranus (Cat 2 – km 25,5) franchie en tête par Moncoutié, Pereiro Sio, Martinez, Contador et Verbrugghe. Derrière, le peloton, toujours contrôlé par les CSC, accuse un déficit de 2’35’’ sur les leaders. Dans la descente, les hommes de tête emmenés par Contador creusent encore l’écart : 3’ à Saint-Jean-de -la-Rivière (km 30), 3’30’’ au kilomètre 35. Mais les poursuivants réagissent sous l’impulsion de l’équipe CSC et l’écart se stabilise avant de se réduire à 2’45’’ au kilomètre 42,5. Rodriguez (SDV) s’extrait alors du peloton. Il se rapproche à 2’05’’. Dekker sort à son
tour en contre à 2’15’’ des leaders alors que le peloton pointe à 2’25’’. Au pied du Col de la Porte, Rodriguez n’est plus qu’à 1’40’’ des échappés et le peloton à 2’05’’. Cette ascension classée en première catégorie, voit le pécule des hommes de tête se réduire.
Il n’est plus que de 1’ sur Rodriguez, Aerts (DVL) et Danielson (DSC) et 1’15’’ sur le peloton. Au sommet, Moncoutié bascule en tête et emmène Pereiro Sio, Martinez, Gustov, Verbrugghe, Contador et Wegelius avec 1’40’’ d’avance sur les poursuivants conduits par Julich (CSC) lui-même.
Dans la descente, Aerts (CSC) se rapproche à 1’05’’ du groupe de tête à la sortie de Luceram (km 60). En tête du peloton, les CSC encadrent toujours Julich et contrôlent la course 1’40’’ derrière les échappés. Au kilomètre 72, Aerts ne compte plus que 50’’ de retard sur les hommes de tête alors que le peloton est désormais relégué à plus de 2’10’’. La poursuite s’intensifie alors. Les équipiers de la CSC durcissent le train et se rapprochent à 1’10’’ au moment de traverser la zone de ravitaillement de La Trinité (km 80). De son côté, Aerts n’est plus qu’à 45’’. Mais il se relève et est rejoint par le peloton qui augmente encore son allure.
À la sortie de la zone de ravitaillement, les hommes de tête redoublent d’effort pour conserver leur avantage. Mais les équipiers du maillot jaune et blanc assurent un train très soutenu à l’avant du peloton. Gomez (SDV) parvient néanmoins à s’extraire du groupe de poursuivants et se rapproche à 12’’ des leaders. Finalement à la Turbie le peloton reprend Gomez et ne pointe plus qu’à 10’’. Les échappés tentent de résister mais Osa (IBA) les rejoint au kilomètre 89. Moncoutié bascule en tête devant Verbrugghe, Pereiro Sio, Martinez, Wegelius, Contador et Osa et conserve 15’’ d’avance sur les poursuivants. Dans la descente, l’écart tombe à 12’’. Pereiro Sio accélère alors et emmène avec lui ses compagnons d’échappée dans une descente « à plat-ventre » et, à 10
kilomètres du premier passage à Nice, l’écart remonte à 30’’ puis 40’’ et même 48’’ au passage du sprint-bonficationn de Nice (km 107) remporté par Contador devant Pereiro Sio et Wegelius. A 25 kilomètres de l’arrivée, l’avance des hommes de tête se maintient à 47’’.
Dans les premières pentes du Col d’Eze, Contador tente de placer une attaque. Moncoutié et Osa se collent dans sa roue alors que leurs anciens compagnons d’échappés sont distancés. Contador accélère à nouveau et part seul en tête. Au même moment,Vinokourov (TMO) sort du peloton et se lance à la poursuite des leaders. Wegelius, Pereiro Sio, Verbrugghe, et Martinez sont rejoints et dépassés par Vinokourov avant d’être repris par le peloton. A cinq kilomètres du sommet,
Contador devance Moncoutié et Osa de 13’’ et Vinokourov de 20’’. A 20 kilomètres de la ligne, Contador conserve 45’’ sur le peloton qui a repris Moncoutié, Osa et Vinokourov. A 1 kilomètre du sommet du Col d’Eze, Contador conserve 40’’ d’avance sur le peloton du leader emmené par Pellizotti (LIQ). Au sommet
(Cat 1- km 119), Contador passe seul en tête, 25’’ devant Pellizotti, Jaksche, Evans (DVL), Voigt, Valverde, et Julich.
À 15 kilomètres de l’arrivée, Contador compte encore 30’’ d’avance sur un peloton très remuant en tête duquel les attaques se multiplient. Vinokourov parvient à s’extirper de ce groupe et revient à 15’’ du leader. Il rejoint même Contador à 10 kilomètres de l’arrivée. Malheureusement, les deux hommes ne s’entendent pas. Le peloton fond sur eux et les avale à moins de 20 mètres de la ligne. Valverde s’impose au sprint devant Pellizotti. Mais au classement général, c’est Bobby Julich (CSC) qui remporte ce 63e Paris-Nice.